jeudi 29 mars 2012

Falun gong: un militantisme déterriorialisé



Texte de Daphnée Roy-Langelier

Benoît Vermander «Falun gong: un militantisme déterriorialisé»
  
Vermander, jésuite spécialiste de la Chine, occupe un poste de politologue à l’institut Ricci de Taipei. Il oeuvre dans plusieurs domaines de consultation des affaires religieuses en Chine. Vermander concentre ses travaux sur les religions chinoises actuelles, il porte une attention particulière sur le catholicisme et sa théologie en terre chinoise. Néanmoins dans cet article il porte son dévolu sur le mouvement du Falun gong.
Le texte de Vermander sur le Falun gong porte sur la problématique de l’image du Falun gong et de sa stigmatisation politique. Pour ce faire, il trace un bref historique du mouvement. Il nous démontre la confusion entre le mouvement et le gouvernement chinois; il tente d’expliquer la bataille qu’ils se livrent mutuellement pour les recherches de crédibilité.
La Chine désire amoindrir  le mouvement et ses influences sur la population en tentant de le freiner; par la force et par la législation. D’autres organismes luttant pour les droits humains, tel amnistie international, donnent un tout autre portrait, démontrant que les deux parties ont des buts opposés par la présentation de leurs informations.

mardi 28 février 2012

Falun Gong : la tentation du politique


Texte de Karl-Philippe Gauthier-Sanchez


David A. Palmer, "Falun Gong : la tentation du politique"


David Palmer est un diplômé de la Sorbonne en anthropologie et un spécialiste de la religion et de la spiritualité en Chine moderne. Ces nombreux articles et travaux sur les mouvements religieux en Chine lui donne une place de choix en tant que source pour notre sujet en particulier.
Dans ce texte-ce, Palmer nous fait un portrait assez général des mouvements de qi-gong dans l’histoire récente de la Chine pour finir sur le Falung-gong qui nous intéresse plus particulièrement. Il fait état des révoltes sectaires qui eurent lieu au 19ième et 20ième siècles qui pourraient s’apparenter aux actions du Falung-gong dans les années 1990. Il nomme entre autre la révolte des Taiping et des Épées Rouges. Il continue en mentionnant les développements récents concernant la relation entre le PCC et le qi-gong. Alors qu’une répression assez marquée caractérise ses premières années au pouvoir, le qi-gong reprend une place au sein de la société chinoise par manque de moyens d’instaurer un système de santé à l’occidentale. Le qi-gong est alors vue comme une alternative moins couteuse et plus réalisable. Cette renaissance est stoppée par la révolution culturelle mais reprend du poil de la bête en à partir de 1979, époque où la Chine se rouvre au monde.

dimanche 26 février 2012

Falun Gong, la tentation du politique


Billet de Fabien Maillé


David Palmer, « Falun Gong, la tentation du politique » :


Il ne me semble pas nécessaire de présenter à nouveau David Palmer, dont on retrouve de nombreux textes dans les canevas précédents et dont la biographie est brièvement faite en entête de plusieurs résumés de ce blogue.


À travers ce court article, Palmer tente d'analyser les causes qui pourrait expliquer l'ampleur que prit le Falun Gong, et surtout comment ce mouvement en vint à devenir le vecteur de revendications à caractères politiques. 


Il débute donc son article par un bref historique des rébellions sectaires en Chine, où les mouvements millénaristes sévissaient déjà contre l'ordre impérial il y a plus de 1700 ans. Il fait bien sûr mention de la secte du Lotus Blanc, qui déjà fédérait ses fidèles à travers des techniques de respiration et de méditation, ce qui n'est pas sans nous rappeler le cas du Falun Gong. Les périodes de troubles de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, furent un terreau fertile à ce phénomène sectaire, perçu comme un moyen de se défendre du banditisme et des seigneurs de guerre. 

vendredi 24 février 2012

Falun Gong, la tentation du politique


Texte de Marie-France Vaillancourt


Palmer, David. « Falun Gong, la tentation du politique », Critique internationale, no 11, avril 2001, p. 36-43.


David Palmer est titulaire d’un doctorat de l’École pratique des Hautes études et est également diplômé de la London School of Economics and Political Science. Il est responsable du Centre de l’École française d’Extrême-Orient à Hong Kong. Ses recherches ont grandement porté sur la situation du qigong, comme en témoigne cet article, rédigé pendant la rédaction de sa thèse pour la Section des sciences religieuses de l’ÉHESS portant sur l’histoire des réseaux de qigong en Chine moderne.


Palmer présente donc l’évolution de la perception du PCC à propos du qigong et du Falun Gong à travers le temps. Le mouvement a pris une tangente plus ou moins surprenante en devenant le principal mouvement d’opposition au gouvernement. « Plus ou moins », car il y a eu un historique palpable de rébellions par des groupes jugés sectaires à travers les époques.
Après une certaine période de répression, les traditions sectaires connurent un regain à travers les traditions de gymnastique respiratoire et de méditation. Mettant de côté les éléments religieux qui y étaient associées, ces techniques furent adoptées par un bon nombre de cadres du Parti. Dans un contexte où la médecine moderne, jugée trop « occidentale », inspirait une grande hostilité, les thérapies issues des traditions populaires et chinoises étaient vues d’un bon œil, ce qui aida grandement à leur diffusion jusqu’aux répressions de la Révolution culturelle. La plupart des institutions officielles associées au qigong furent alors fermées, pour cause de diffusion de « superstitions féodales ».

jeudi 23 février 2012

Falun gong : un militantisme déterritorialisé


Texte par Audrey Boivin


VERMANDER, Benoît, Falun gong : un militantisme déterritorialisé, p. 95-111.


Le texte « Falun gong : un militantisme déterritorialisé » écrit par Benoît Vermander traite de la relation entre l’État chinois et les adhérents du Falun gong après la grande manifestation du 25 avril 1999, ainsi que de l’internationalisation du mouvement. À cette époque, le Falun gong est considéré comme sectaire et il est désormais réprimé par l’État. 
La première partie du texte relate les événements tels qu’ils se sont enchaînés après cette première manifestation d’envergure. Une fois le Falun gong déclaré illégal, interpellations et arrestations s’en suivent et les adhérents du mouvement manifestent de nouveau. Certains membres sont ensuite emprisonnés ou condamnés à la rééducation dans des camps de travail. Les membres du mouvement manifestent de nouveau sur la place publique et les relations s’enveniment d’autant plus avec le gouvernement. Il semble que la situation ait été tel un cercle vicieux : plus l’État renforçait sa position anti-sectaire et prenait des mesures pour réprimer le mouvement, plus les partisans du Falun gong réagissaient, et vice versa. Éventuellement, le mouvement finit par perdre de son ampleur en terre chinoise et les manifestations perdirent en force. Cet affaiblissement est tout de mêame relatif, notamment parce que « l'internationalisation du mouvement compense partiellement son affaiblissement sur le territoire chinois ».

dimanche 19 février 2012

Falung Gong Outside of China


Texte de Jocelyn Morand-Contant

David Ownby, Falung Gong and the Future of China, ch. 5, "Falung Gong Outside of China:Fieldwork Among Diaspora Practitionners", p.202-259.

Le chapitre 5 de ce livre se consacre à l’étude de la diaspora chinoise qui pratique le Falung Gong en Amérique du Nord. L’auteur, David Ownby, a décidé de s’intéresser à ce groupe après avoir découvert le Falung Gong à Paris en avril 1999. Étant un spécialiste des sociétés secrètes à la période Qing et de la République, il décide d’assister à différentes conférences (Toronto, Montréal et Boston) où il distribue des questionnaires afin de savoir qui sont ces gens qui pratiquent le Falung Gong en Amérique du Nord. Ownby développe en même temps de nouvelles relations avec la diaspora chinoise et plus tard dans son article, il raconte les expériences des pratiquants en lien avec le Falung Gong.

A First Attempt to Use “Zhineng” Qigong to Reform Criminals




A First Attempt to Use “Zhineng” Qigong to Reform Criminals


Billet de Marc-Antoine Arel


En janvier 1989, une expérience, sous l’égide du maître de Qigong Zhang Chuanming, tente d’évaluer les effets de la pratique du Qigong sur le rétablissement de criminels. L’étude fut conduite sur deux groupes de prisonniers constitués de 50 à 100 individus pour une durée de 10 à 15 jours. Les résultats furent surprenants et concluants. 
Le texte nous partage une vision très optimiste de la pratique du Qigong sur la condition physique et mentale des prisonniers, mais également de la société en générale.  Pour être considéré comme neutre, ce texte exigerait davantage d’objectivité. Qui plus est, aucune donnée écrite n’a été conservée suite aux expériences. Ainsi, l’emphase du texte est mise sur les bienfaits du Qigong, et de son acceptation de plus en plus généralisé.