samedi 23 février 2013

LE TOUCHER EN MÉDECINE CHINOISE

LE TOUCHER EN MÉDECINE CHINOISE

Texte de Gosselin Sirois, Sophie.

Ronald Guilloux est membre du Groupe de Recherche en Épistémologie Politique et Historique (GREPH) de l'université de Lyon, il se spécialise dans le recherche concernant l'histoire de la médecine, enseigne en médecine à l'université de Lyon, et est responsible du certificat optionnel de “Philosophie et anthropologie du soin.”  Il est l'auteur de plusieurs articles sur l'acupuncture et a participé à l'écriture du Dictionnaire du corps en sciences humaines et sociales et de La vie politique de la science, en plus d'avoir participé à plusieurs colloques de 2005 à 2008.

Dans son article Le toucher en médecine chinoise, l'auteur survole certains aspects de la médecine chinoise traditionelle, principalement les massages et auto-massages, en plus de brièvement présenter l'acupuncture et la moxi-bustion, technique qui consiste à laisser se consumer lentement un morceau d'armoise sur le point, le méridien choisit.  Le professeur Guilloux, avant de se lancer dans les explications concernant chacun des types de médecines mentionnées ci-haut, fournit une explication des racines théoriques inhéentes à toutes les formes de médecine traditionelle chinoise, c'est à dire la cosmologie chinoise, la théorie du qi et son obéisance à la théorie du ying et du yang, le cycle des cinq éléments, la création et la destruction.


Une fois la mise en situation faite, l'auteur couvre brièvement le sujet du diagnostique en médecine chinoise.  Bien qu'il existe quatre voies d'examination possibles en médecine chinoise (l’inspection somatique, la perception auditive et olfactive, l’interrogatoire et la palpation) l'auteur se concentre sur l'une d'entre elle seulement, la palpation.  Les méthodes de palpations dans le diagnostique incluent, premièrement une palpation des différentes parties du corps (peau, ventre, extrêmités, etc.) afin de déterminter l'état général du patient, et deuxièment la prise de poul, laquelle est la partie la plus importante, et parfois la seule partie, du diagnostique.  Il spécifie cependant que la sphygmologie, la prise du pouls, bienq ue très efficace sur un adulte, est difficile à appliquer sur un enfant, à cause de la taille du poignet, les autres méthodes de diagnostiques sont donc utilisées sur des patients plus jeunes.

Le professeur Guilloux présente ensuite les différents types de traitements impliquant le toucher dans le cadre de la médecine chinoise traditionelle, en commençant, plus exhaustivement, sur les différentes formes de massage, plus précisément le tui na et le dian xue.   Les deux formes de massage utilisent, à quelques nuances près, les mêmes gestes (une cinquantaine) et les mêmes outils (main, coudes, genoux, talons, etc.), mais ne font pas appels aux mêmes points de pression.  Alors que le  dian xue se concentre sur les points d'acupuncture et est plus pénétrant, le tui na, lui, se concentre sur les méridien et est plus doux, permettant entre autre de soigner les enfants.

Suite à cette description plus détaillée du  tui na et du dian xue, l'auteur énumère et décrit brièvement les autres types de massages ( par le qi, avec contact et sans contact),  les auto-massages (par les mains et par les exercices), ainsi que la visualisation, laquelle consiste à maîtriser une technique de respiration particulière.  Le professeeut Guilloux fait ensuite un bref survol de l'acupuncture et de la moxibustion, avant de terminer sur le “toucher thérapeutique”, la pratique qui permet, selon la médecine chinoise, de rétablir  l’équilibre énergétique du corps, soigner par le contact des corps, par les massages.

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